Stage Perf CDS69 – Printemps 2026

Contexte et objectifs :

J’ai commencé la spéléo début 2025, et après quelques sorties, j’ai rapidement eu envie d’apprendre à équiper. J’ai commencé au sein du club, puis suite à un désistement, j’ai eu la possibilité de participer à 2 des 3 week-ends de ce stage.
Mes objectifs étaient d’y continuer à améliorer ma progression, et d’approfondir et pratiquer l’équipement.

Déroulement du stage :

Bien que indisponible pour le week-end du 28-29 mars, j’ai pu participer aux deux autres week-ends, et à toutes les soirées les mardis.

14 mars 2026 – Ardèche J1 : Falaise des défilés de Ruoms

Équipement d’une ligne assez aérienne (ligne 12) sous supervision de Léo. Premier équipement d’une main courante aussi aérienne pour moi, avec un début sur un tronc d’arbre.
Expérience enrichissante, j’ai pu réviser le tressage de cabestan pour l’AN, et découvrir l’intérêt de mettre des tire-points presque systématique sur les mains courantes aériennes. Le petit enchaînement de fractionnement suivant s’est bien déroulé, la révision était bien venue et sans grande surprise.
Chassés de la falaise par la pluie et le froid, la journée se finie au gîte, avec divers ateliers point chaud, auto-secours et installation d’amarrages.

TPEF : 4h ?

15 mars 2026 – Ardèche J2 : Aven du Marteau

Avec Aloé des Troglos, et Loïs pour nous encadrer.

Après la pratique dehors, la mise en œuvre sous terre ! Départ du gîte à pied, ce n’est pas bien loin, et début de l’équipement vers 9h30.

C’est moi qui commence, par un puits d’entée un peu étroit sur AN instructifs, et ensuite un beau P40. Nous arrivons alors à un niveau intermédiaire, et c’est à Aloé de prendre la main. Tout d’abord une main courante après une petite escalade, on arrive en haut du P55. L’équipement est intéressant, avec un puits qui se ressert en entonnoir, un pendule, et des amarrages parfois un peu cachés… Je prends d’observer ce qui a été fait, et j’ai le temps de modifier quelques points pour récupérer une ou deux dyneema, utiles pour la suite.

Arrivés au dernier frac, Aloé a la brillante idée de vérifier la longueur de corde, et s’évite une conversion, elle est trop courte !

Heureusement, nous avons la corde d’intervention… C’est l’occasion de faire une première descente sur corde aussi fine pour moi, et d’aller se balader au fond. 13H passé, nous allons voir le lac, mangeons un peu, et c’est l’heure d’attaquer la remontée !

On échange les longueurs, et il déséquipe ce dont je me suis chargé, et inversement.

Sortie avant 16h, dans les temps !

TPST : 6h

4 avril 2026 – Vercos J1 : Scialet Robin

Avec Romain des Trogolos et encadré par Sevan.

Au programme, une belle sortie bien verticale, jusqu’à -180m sans quitter la corde ! Et avec toute la neige qui fond au dessus, ça promet d’être humide… Mais on ne peut pas se plaindre, plusieurs autres groupes ne sont même pas vraiment entrés sous terre, les conditions obligeant…

Après une marche d’approche inexistante, Romain commence l’équipement, il est 9h30. Successions de puits plus ou moins longs et de courtes mains courantes, l’équipement paraît assez lisible, Romain et efficace. Arrivés au début du grand puits « Jacques’ potes », c’est mon tour. Ça commence à mouiller un peu plus, et au fur et à mesure des fracs, pas très nombreux, on se rapproche des endroits où ça cascade un peu… Et ça rince franchement quand j’arrive au dernier pendule, pour arriver à la lucarne du fond, sans avoir trouvé le frac « confort » que je cherchais plus haut.

Là, je suis un peu confus, la corde en fixe ne me semble pas dans la meilleur des formes, je décide donc d’utiliser un premier AN pour fixer la fin de mon pendule et…après une première dyneema, je constate qu’elle est essentiellement constituée de mondmilch ! La dyneema s’enfonce de plusieurs centimètres. J’en essaie une autre, pareil. Un Sevan trempé fini par descendre voir ce que je bricole, et me dit d’utiliser la corde en fixe, pour une fin de pendule entrant en lucarne, pas de soucis.

Nous allons un peu plus loin voir une des premières salles du collecteur, avant de faire demi-tour rapidement, on a pris du retard… Du coup c’est remontée au rythme du tambour battant, Sevan aussi rapide que nous au déséquipent.

Sortie dans les temps à 18h, totalement trempés, mais satisfaits.

TPST : 8h30

5 avril 2026 Scialet Neuf – Vercos J2 :

Avec Salomé, Chloé, VT, et encadrés par Loïs.

Sortie avec pas mal de membre SCV oblige, une partie du compte rendu existe déjà… Je vais donc me concentrer sur la partie que j’ai équipée ! Après une belle sortie la veille,

Et ma partie, c’était les grands puits du fond. Après une entrée bien après les premiers et une belle bronzette, puis une progression très tranquille au rythme de mes prédécesseurs, je suis chaud bouillant (déjà bien mouillé et zut, il fait pas chaud dans le Vercors!) quand c’est à moi !

Et ma partie, elle commence bien…bientôt rejoint dans ma recherche d’un AN introuvable par Loïs et Salomé, je me résous à entamer mon premier puits par une lonnnngue dèv, qui sera plus tard raccourcie et rendu irréprochable car sa rupture aurait été problématique.

Là, le thème de ma partie se précise, chercher des fracs, et n’en trouver que quelques-uns… Rassuré par la présence de mes co-équipeurs au-dessus, (loinnn au dessus, souvent plus de 30m), je me balance à droite, à gauche et encore à droite à la recherche d’amarrages… J’en trouve bien peu, parfois seuls, ça va faire l’élastique à la remontée !
Après une belle escalade horizontale et en pendule plutôt sympa, cachés sur une petite vire, je trouve enfin des points salvateurs : ils nous sortent de l’eau, et vu la longueur descendue depuis le dernier frac, sont indispensables ! Le frac suivant est aussi bien présent, ainsi que le suivant, et puis… plus rien. Un puit grandiose dans une salle immense, et une descente qui n’en fini pas, toujours à me balader aux limites de la zone accessible…

Encore un grand pendule pour atteindre une draperie prometteuse (de loin) en AF, si s’avère intégralement composée de…mondmilch : à l’apex de mon pendule, je m’en saisi pour m’y arrêter, et… je repars dans l’autre sens, les mains pleins dudit mondmilch, à peine ralenti par mon mouvement. Ayant déjà passé pas mal de temps à chercher, et ne constatant pas de risque de frottement, décider de laisser mes co-équipeurs chercher aussi, et file en bas.

Après un dernier pendule pour atteindre un niveau intermédiaire au sol de l’énorme salle, et un amarrage créatif pour sécuriser ce pendule, je préviens mes compagnons : ils peuvent descendre les 65m d’un coup, en cherchant un éventuel frac (personne ne trouvera).

Après une petite balade au fond, et un repas bien mérité, c’est l’heure de la remontée ! Quand c’est mon tour de déséquiper, j’entends de loin qu’on a été rejoins par Maxime, Sevan et Mattéo, qui délestent mes compagnons de leurs kits, je ne les verrais qu’à la sortie du trou : j’étais l’avant dernier à déséquiper.

Entrés en milieu de journée, sortis au milieu de la nuit, j’aurais rarement mangé des pâtes carbo aussi bonnes. Clôture de ce stage en beauté !

TPST : Plutôt moins de 13h pour moi, pas loin de 2h de plus pour Cloé qui a été parmi les premières à équiper et la dernière à déséquiper.

Bilan du stage : De bien belle sorties (j’ai eu de la chance, aucune impactée par les conditions ! Je suis peut-être le seul…), beaucoup de pratique et pas mal de choses apprises ! Mille mercis aux organisateurs <3

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