Grotte de l’Ours (Pierre St Martin)

GROTTE DE L’OURS – MASSIF DE LA PIERRE SAINT MARTIN
 
Depuis de très nombreuses années, le Spéléo Groupe Forez participe aux explorations des réseaux souterrain du massif de la Pierre Saint Martin.
Le SC Villeurbanne a participé plusieurs fois à ces camps d’exploration, principalement pour tenter la jonction entre le M31 (entrée supérieur du réseau de la Pierre) et le Gouffre des Partages.
 
Depuis 2008, un petit groupe de stéphanois avait entrepris la désobstruction d’un petit trou en bordure de falaise. Situé sur un nouveau secteur, la Grotte de l’Ours s’ouvre quelques centaines de mètres après le col de la Pierre Saint Martin, sur le versant espagnol.
La terrible marche d’approche consiste à descendre une prairie en pente douce pendant environ cinq minutes.
 
L’entrée est relativement petite (0.8 x 0.8) et la progression se fait en ramping sur une centaine de mètres jusqu’à atteindre la première série de petits puits, qui nous amène à -60 m.
Là se présente à nous, ce que nous pourrions qualifier de monstre, le puits du Vautour … une verticale pure de 300 mètres
 
A chaque descente, l’instant est incroyable, pour peu que vous soyez dernier d’une équipe de cinq à descendre, le puits sera illuminé sur au moins 150 à 200 mètres, sensations garanties … le tube est parfait et fort heureusement lisse, son calcaire est massif, sombre, lacéré de veines blanches. Imaginez un peu un incident dans ce puits …
 
Et oui, car à l’inverse, quand vous êtes premier d’une équipe de cinq à descendre le puits du vautour, votre sang se glace à l’entente du mot ou du cri « PIERRE ! », les secondes qui vous séparent d’un éventuel impact paraissent bien longues …  l’esprit tente alors d’analyser le son de la météorite qui se dirige vers vous, gravier ou rocher ?? le corps se moule à la paroi jusqu’à disparaitre dans la roche, du moins c’est ce que l’on souhaiterai …

Une pierre lancée depuis le haut du puits met plus de huit secondes pour en atteindre le fond sans toucher les parois … pendant huit secondes, on entend simplement le souffle de l’air déplacé par le projectile jusqu’à la déflagration finale …

Descendre le vautour reste une expérience incroyable, justifiant à lui seul, la ballade dans cette cavité. Les explorateurs ont descendu le puits en trois fois, butant à chaque fois sur manque de cordes …
 
La suite de la Grotte de l’Ours est une succession de verticales plus raisonnables mais toujours esthétiques. Le fond actuel de la cavité se trouve à -544 mètres, pour 3576 m de développement.
 
Lors du camp de 2011, après avoir hésité plusieurs jours pour trouver la suite, le dernier passage fouillé sera le bon. Baptisé Puits de la Quenelle Vibrante, cette petite verticale nous permis de mettre le pied dans une zone de galerie horizontale, arrêt sur étroiture ventilée.
 
2012 :
Les explorations prendront une ampleur sans précédent. Le puits du Vautour a été intégralement broché (lien vers le CR). Nous avons poursuivi l’explo avec 900 mètres de galerie vierges découvertes. Le collecteur est atteint et la galerie principale est parcourue par une rivière turquoise. Cette galerie oscille entre 15 et 20 mètres de diamètre… (lien vers le CR et les photos de ce camps)
 
2013 :
A cause d’effectifs réduits, le camp n’a permis que de reconnaître les principaux objectifs, la plupart du temps arrêt sur rien, dans des volumes imposants …
 
2014 :
La simple visite aller-retour du secteur actuel d’exploration se fait entre 15 et 18 h, c’est pourquoi cette année nous avons pris l’option de bivouaquer sous terre.
 
Une première expédition pour installer le camp de base était programmé le week-end du 14 juillet, mais la crue faisait rage et l’équipe a rebroussé chemin en haut du P300 fortement arrosé…
 
La seconde équipe s’est présentée fin juillet-début août, dans l’idée de poursuivre les explo. Cette expé a permis dans un premier temps de mettre en place le bivouac, dans la galerie du St Graal. Par ailleurs, nous avons pu faire le point sur de nombreux points d’interrogation présents dans la Rivière du Silence. Plusieurs affluents ont été visités, poursuivis et topographiés. (Lien vers le CR et les photos de ce camps)
 
2015 :
Nouvelle pointe au fond de l’Ours pour 3 jours et 2 nuits ! Plusieurs objectifs ont été réalisés, d’autres ont été ajoutés à la liste. Les résultats ne sont pas tous au rendez-vous, nous faisant réfléchir sur la nécessité d’un camp d’une plus longue durée, avec des équipes plus fournies. Mais encore faut-il trouver du monde au sein du SGF et du SCV ! Lien vers le CR et les photos de ce camps
 
2016 :
Changement de programme : on ne bivouaque plus, cette année on plonge ! C’est une plongeuse toulousaine qui se jette à l’eau dans le siphon amont, durant le WE du 14 juillet. On lui porte le matériel. 80m de long, -20 en profondeur. Elle débouche dans une piscine, au pied d’un grand volume bien boueux. L’eau provient d’un siphon amont.
Début août, retour au fond, pour une petite équipe, pour franchir le petit siphon des Feuilles. Rapidement, on arrive au pied d’un immense puits remontant. Prospection en surface pour tenter de trouver la suite par la surface.
A la Toussaint, nouvelle plongée, sans avancée majeure. En surface, un puits-perte est exploré au dessus des Feuilles, prometteur.
 
2017 :
Première incursion pour le 14 juillet, pour avancer dans la Perte des Feuilles. Malheureusement, ça pince, et les méthodes moins douces ne sont pas tolérées cette année.
Début août, camp d’une semaine à Isaba. Objectif : l’escalade au dessus de la Rivière Courte, en direction de la jonction avec l’AN8. Lien vers le CR de ce camp
 
Stef Guillard
 
Liens vers l’ensemble des compte-rendus liés à la Grotte de l’Ours
 
La topo 2012

La topo de la Grotte de l’Ours en 2012

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