gouffre de Germinal et photographie – 19-05-26

tpst : 5-6h

tpad (temps passé à développer) : environ 8 heures

Remerciements à mon ami Victor pour son dévouement, et sans qui ces photos n’auraient pas vu le jour !!

En cette journée de beau temps et fraicheur, bien avant la canicule qui s’abat sur nous en ce moment ; je me décide avec un ami de revenir dans une cavité que je connais bien, mais aussi que je souhaite photographier depuis longtemps (trop) !

Cavité que j’avais découvert le temps d’une COJ dans les Bauges, et qui m’avait marqué par son aspect brut et assez esthétique dans les galeries en conduite forcée, sachant qu’un actif peut couler en période de fonte de neige, et disparaitre en été.

On se rejoint en haut du Semnoz pour 10h, histoire de prendre notre temps puisque ça va être « chill » sans trop d’effort physique (mais un peu aquatique). Il y a encore un peu de neige dans les dolines, c’est magnifique ; de plus, la vue depuis le sommet est toujours aussi belle !

image d’illustration sur le plateau du Semnoz

Habillés, prêts et matériel opérationnel, nous rentrons finalement dans le trou vers 11h. En arrivant devant l’entrée, nous avons la surprise (pas tant…) de voir que la cavité va être bien arrosée, et que l’actif va nous suivre jusqu’à -190. Tant mieux c’est ce que je voulais.

La descente de la trémie d’entrée, renforcée à coups de barres et d’échelles, se passe humidement bien. La suite consiste en un peu de passages bas, dans certains passages on est obligés de poser le genou. On crapahute pendant quelques temps avant d’arriver dans de grandes galeries et un premier puits de 9 mètres qui est à équiper. Par ailleurs, une main courante en fixe peut être doublée par mesure de sécurité mais pas obligatoire.

C’est à partir de ce moment là que la magie opère. Grandes galeries, rivière, bonne humeur : tout est au rendez vous pour passer une bonne journée. Victor comprend que vu qu’il fait le modèle, hé bien, il va finir mouillé ! je lui épargne tout de même la douche dés le début et nous filons tout deux au fond du gouffre, pour m’imprégner de l’environnement et des idées de photos qui me viennent à chaque bout de caillou haha!

De passages de trémies en passages de galeries en passant par des ressauts de quelques mètres ; nous voici arrivés dans la salle des 30 ans.

Je prends maintenant le commandement des opérations et mon incroyable modèle coopératif se verra faire quelques aller-retours pour avoir la meilleure mise en lumière possible.

Parlons un peu de technique. N’étant moi même pas très équipé en matériel de photographie, si ce n’est un Fujifilm XT3 et un objectif 16-80 F4, je n’ai malheureusement pas encore acquis de flashs. il m’a donc fallu jouer avec de la longue exposition, et rester sur une focale ouverte. On va voir par la suite, que l’on peut jouer avec l’ouverture pour donner certains effets. Ce sont mes fidèles lampes Armytek Wizard C2 pro max, ma frontale, deux lampes qui servent de flashs et un spot.

Les photos du dessus nécessitant d’un bon éclairage tout de même, ouverture f4, vitesse 1s et iso 1600.

Il faut imaginer ça un peu comme une fenêtre ; l’ouverture seras le rideau qui obstrue cette fenêtre. Plus celui ci est fermé, moins de lumière rentre et inversement ; la vitesse est le temps que l’on met à ouvrir et refermer cette fenêtre, et enfin, les ISO sont la sensibilité à la lumière. Pour cet exemple, ce sera comme si votre rideau est plus ou moins opaque à la lumière. Ce que je viens de vous expliquer à travers cet exemple n’est autre que le triangle d’exposition, une des bases de la photographie.

Un travail de développement photographique m’a pris une petite huitaines d’heures pour pouvoir avoir ce rendu, vous pouvez voir les photos de bases et un comparatif à la fin de ce compte rendu.

Une fois cette magnifique salle immortalisée, c’est l’heure de la remontée ; parce qu’on se caille les miches quand on ne bouge pas et en plus on est en partie mouillés.

On ne pouvait pas ne pas s’arrêter dans les galeries hauteriviennes pour en saisir la beauté mais aussi la taille ; l’actif rajoute un vrai plus à l’ambiance déjà grandiose.

Arrivés au dessous d’une cheminée d’une dizaine de mètres, c’est décidé ; c’est le prochain point de photographie.

Ici, il y a du plafond ! c’est juste après la galerie ZOLA, trépied sorti, appareil opérationnel et les premiers clichés sortent. Je les trouve très réussis ; je vais pouvoir jouer avec un effet artistique que j’apprécie beaucoup, l’effet étoile.

Ouverture au minimum à 18, et compensation avec 5 secondes voir plus de temps de pose ; et deux gars hyper contents du résultats.

Voici la photo dont je suis le plus fier compte tenu du temps que j’ai mis à l’améliorer (cf fin CR) :

Aussi, n’ayant pas pu me décider entre ces deux versions, je vous laisse vous imprégner du cliché qui vous parle le plus ^^

Par la suite, j’ai voulu partir sur quelque chose de moins contemplatif et plus actif, c’est là que Victor à commencer à me dire que les photographes sont lents et que l’eau ça mouille !! Je l’ai un peu fait barbotter dans l’eau vers différentes cascades, je me suis tourné vers un rendu plutôt clair-obscur pour cette partie.

Dernier obstacle de notre périple, la cascade de 9 mètres emplissant de son cri la trémie des pierres qui pleurent, fournissant au passage une ambiance très canyon, un bonheur pour les yeux et notre besoin d’aventure.

Comment ai-je fait ? Sans surprise, je remonte sur corde, me longe au relais, prends de ne pas faire tomber mon appareil à la sortie du bidon. Je vous assure qu’à ce moment là, ma main a bien empoigné la longe de l’appareil. On la passe autour du cou, c’est bon !! ( oui j’étais un peu stressé de cet partie malgré le fait qu’il soit tropicalisé*).

*protégé contre l’humidité (sans non plus être étanche) et la poussière.

La sortie se fera sans encombre, une remarque tout de même au CDS 73, auquel j’ai envoyé un mail leur disant que les serres câbles servant de maintien des câbles fixes pour la main courante sont à changer ; il restait un ou deux millimètres de métal nous séparant d’un bon plomb sur câbles. Par ailleurs, la cavité est brochée tout du long.

Note à moi-même pour la prochaine fois : toujours s’assurer de l’état de l’équipement avant de s’engager dessus.

Nous arrivons à la fin de ce compte rendu, voici les images brutes sur lesquelles il est tellement satisfaisant de travailler.

Le format RAW permet d’avoir toutes les informations possibles d’une image (ce n’est donc pas une photo, mais un fichier à convertir en image).

RAW > JPEG :

Remarque : les photos ci jointes ne sont pas amenées à être diffusés, partagées, reproduites sans mon autorisation ; aussi, une mention de mon nom est demandée.

Pour marque-pages : Permalien.

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