Participants : Maël L, Benoit, Salomé
TPDC : environ 5h
Pendant que le reste des canyonistes du club va jouer dans le Grenant, Maël propose à Benoit et moi de profiter de ce jour férié pour aller bosser la technique et l’équipement dans la rivière de Léoncel.
Rendez-vous est donné à 8h 8h30 9h au club (dur dur le réveil…), ce qui nous fait arriver au parking de la centrale de Bouvante peu avant 11h. Le temps de se changer, la marche d’approche se fait sous un doux 34°C ressenti 42 : même en civil et à l’ombre, entre la grimpette et le matos à porter, je me retrouve rapidement dans le rouge (et rouge tout court, en fait) et quémande plusieurs pauses aux garçons pour éviter la combustion spontanée. Résultat 1h15 de marche d’approche (durée théorique : 45 min). Si on revient, on fera une navette ou évitera le combo canicule – départ tardif !
Après un pique-nique confortablement installés au bord de la rivière, nous enfilons nos combis sous l’œil curieux des promeneurs et attaquons les festivités. La rivière est peu encaissée, avec un sentier de balade qui la longe quasiment sur tout le parcours du canyon, idéale pour permettre à Maël de shunter facilement les obstacles pour nous encadrer à la fois du bas et du haut. Nous équipons chaque cascade à tour de rôle, en variant au maximum les exercices : équipement direct sur AN, sur maillon rapide, sur relais non chaîné, déviation humaine, déviations largables, fractionnement, rappel guidé… Lorsqu’une cascade ne semble pas permettre de se compliquer suffisamment la vie, Maël prétend se bloquer sur corde, il nous faut alors le remonter à la poulie ; hélas, notre pauvre équipier a perdu tous ses moyens (sommes-nous si mauvais que nous l’avons traumatisé ?) et nous demande donc, à peine arrivé en haut, de le redescendre car il ne se sent pas de gérer son descendeur lui-même 🤪



De quoi bien solliciter nos petits neurones, voire trop peut-être : arrivée en haut de la première C12, je prépare la longueur de corde nécessaire et la lance dans la cascade… en oubliant que dans un canyon de forêt, on peut occasionnellement croiser des arbres, parfois mêmes munis de branches. Je tente de ramener la corde à moi pour un second essai, mais rien à faire, celle-ci s’est spontanément et solidement nouée autour de la branche qui surplombe la cascade. C’est parti pour rééquiper avec l’autre côté de la corde, et on envoie Benoit muni d’une superbe EBV (Extension de Bras Végétale) pour tenter de réparer ma bêtise. Ouf, il y arrive sans souci, je n’aurai pas à annoncer à Max que sa C45 est mystérieusement devenue une C40 ! Une corde de sauvée, un compte-rendu de gagné…


Nous prenons tout de même le temps de bien profiter : le canyon est superbe, tant au niveau du cadre que du lit de la rivière en lui-même. Le côté ludique est également au rendez-vous : quelques sauts et toboggans parsèment le parcours, donc un fort sympathique toboggan éjectable. Connaissant déjà l’itinéraire et toujours partant pour explorer coins et recoins, Maël nous débusque le moindre passage sous bloc(s) pour améliorer encore un peu l’expérience. La sécheresse se fait néanmoins sentir, l’eau est plus ou moins vaseuse / boueuse et la progression nous fait régulièrement trébucher sur le thème « Y a-t-il du fond, un trou, un caillou ? Suprise ! », seul reproche possible à faire à ce super canyon.
Nous sortons de la rivière après 5h de travail intensif (compter plutôt 3h pour une descente « normale »), fatigués mais ravis ! Encore merci à Maël pour cette véritable session de gymnase-terrain 🤗

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.