Week-end de l’Ascension en Ardèche – 10 au 13-05-2018

Participants :
Seb, PYL, Audrey, Yves, Mathilde, Cath, Christophe (le héros du week-end), Franck, Cécile, Pefe, Axel

De la Lozère avec la traversée de Malaval, le Doodle du week-end de l’Ascension se transforme en week-end Ardèche, afin de permettre à Julien (et autres qui ne font pas le pont) de nous rejoindre juste pour le week-end. Au programme : l’Aven Chazot, la traversée Despeysse-St Marcel, la Buse et Cordier-Foussoubie histoire de finir dans l’Ardèche pour laver le matériel. Le programme, le lieu, ainsi que les participants évoluera.

Le week-end est organisé d’une main de maître par Seb et Cath. Au départ, il est envisagé de dormir dans un réseau de camping collaboratif connu de Cath et Christophe,  puis à la Forestière (mais déjà bien occupé par le groupe du Forez), nous atterrissons finalement au Césame suite à une annulation. Seb négociera notre venue (même si nous sommes limite en nombre). A l’équipe initiale se rajoutent Audrey et Cécile (viendra – viendra pas – viendra).

Nous profitons que le 8 mai soit férié pour finaliser les repas et préparer les kits. Seb a déjà répertorié les longueurs de cordes et amarrages afin de faire toutes les cavités prévues tout en laissant du matos à ceux qui souhaiteraient sortir ce week-end. Les longueurs de cordes sont double-checkées et les sacs pour Chazot ensachés.

Jeudi 9 Mai : Aven Chazot
Départ le jeudi matin à 7h. Nous tenons les délais et arrivons peu après 9h30 et Franck pour 10h comme prévu. Il fait beau et Mathilde a apporté des cookies, si bien que nous faisons une pause café sur la terrasse. Cath a aussi apporté un cake bio à l’huile de tournesol vierge extra première pression à froid. Ce détail a son importance, car Cécile identifiera immédiatement l’ingrédient mystère (un souvenir d’enfance), ce qui débouchera sur une conversation sur le bio, le bon, la santé, l’aluminium… qui rythmera le week-end.

Nous nous faisons un peu violence pour aller à Chazot. Franck part à l’équipement, en binôme avec Audrey pendant que Seb, sous prétexte de faire un café pour Pylou, nous fait une démonstration de son réchaud cannette avec allume-feu. Nous enchaînons sur le repas avec dégustation de salade de lentilles-carottes-fêta (et ingrédient mystère… l’huile de sésame grillé). Nous finissons par descendre sous terre et visitons les galeries bien concrétionnées pendant qu’Audrey enchaîne sur l’équipement du P20? (notre topo est trop ancienne, ça n’avait pas encore été désobé). Passé la lucarne dans la partie droite de la cavité, cela s’enchaîne dans plusieurs petites salles. Photos.

Après cette petite visite, nous nous retrouvons en bas du puits, au milieu d’une exposition de vertèbres, cartouches, fer à cheval, mandibules… Mathilde remontera une dent de… cerf ! Franck feinte un peu, en essayant de charger le kit de Pylou à son insu, mais ce n’est pas à un vieux singe qu’on apprend à faire la grimace. Nous ressortons vers 16h30 avec à l’esprit d’acheter de l’eau pétillante pour le MOJITOOOOO ! Pendant que Seb va chercher les clés pour Despeysse, nous dédaignons le Vival au profit d’Intermarché. Le parking est plein… mais le supermarché fermé, l’affluence étant due à la fête au village. On y a bien cru ! Pour être sûrs, on s’offre quand même une seconde visite du centre-ville (« direction centre-ville », sur les conseils de Christophe, sans vouloir le balancer).

Yves et Sylvie son épouse nous rejoignent pour l’apéro (déjà bien avancé car on a la dalle) et le repas. En vue de la sortie du lendemain, plusieurs scénarios s’offrent à nous : nous abandonnons l’idée de rappeler les cordes car trop nombreux (déconseillé par Judi), et tombons d’accord pour faire la traversée en se croisant, ce qui évite de redescendre déséquiper… et surtout permet d’être à l’heure pour le MOJITOOOOO ! Le repas se passe autour d’un poulet au citron et taboulé libanais préparés par Christophe et Cath. Préparation des kits et de la corde d’intervention (laquelle changera de longueur, de kit, de nombres d’amarrages…)

Vendredi 10 mai : double traversée (ou pas) Despeysse – St Marcel
Vendredi, Yves arrive vers 7h avec le pain. Nous tenons à peu près le timing avec un départ vers 9h20, nous sommes au taquet. Seb, Audrey, Cath, Christophe et Franck rentrent par Despeysse et l’idée est de se croiser avec l’autre équipe entrant par le bas, constituée de Cécile, Yves, Pylou, Mathilde qui déséquiperont.

Equipe de Cécile, Yves, Pylou, Mathilde

Après avoir un peu cherché (les souvenirs de Cécile sont anciens et lacunaires), c’est Pylou qui trouvera la trappe donnant accès à la traversée. Sur le papier, c’était un sans faute. Mais c’était sous-estimer le mot « labyrinthe » par lequel nous commencions. Notre topo n’est pas assez détaillée. La boussole aide un peu, mais ne nous empêche pas de nous retrouver plein sud, alors que nous sommes partis plein nord. Nous essayons d’aller à l’opposé des flèches réfléchissantes, mais nous nous retrouvons toujours au même OK dessiné sur la paroi ou au cairn. Nous faisons une pause repas (cela fait presque 3 heures que nous tournons) afin de reprendre des forces et les idées claires. Après plusieurs boucles et aller-retour dans des passages à taille humaine, nous arrivons sur des passages plus bas. Cécile part en éclaireur mais les repères habituels sont bouleversés (peu de traces de noir de carbure, des excentriques bien portantes et non cassées alors que c’est le passage, de la terre tassée de partout), ce qui lui vaudra 3 aller-retours dans le même passage en rampant, et des genoux en compote. Elle n’est pas la seule, Pylou ayant oublié ses genouillères. Pour soulager nos genoux, nous avons recours à une vieille technique : le roulé-boulé. Finalement, c’est le seul endroit où ça a l’air de continuer. Nous arrivons dans des galeries plus hautes (galerie F) et concrétionnées. Cécile n’a vraiment aucun souvenir de ces passages et est sûre que ce n’est pas le bon chemin (voire, n’est plus sûre de rien du tout). La raison nous pousse à faire demi-tour et nous ressortons vers 16h30. Petit pincement de cœur pour Yves, qui, devant ménager la chèvre et le chou (on apprendra au repas que lui, c’est la chèvre), s’était réservé pour la traversée et n’a finalement pas pu la faire. Il s’est par la suite avéré que nous étions sur le bon chemin.

Comme il fait beau, nous descendons à la rivière nettoyer le matériel et faire trempette dans l’Ardèche qui est à une température tout à fait agréable. Nous remontons et attendons l’autre groupe jusqu’à 18h.

Equipe de Seb, Audrey, Cath, Christophe et Franck (ce que j’ai retenu de leur récit) :

Ils rentrent sous terre vers 10h, ayant été coincés derrière un camion (rien de tel pour tendre notre poney). Franck et Audrey équipent Despeysse, et Seb finalise le pendule au bout. A un moment, Audrey, engagée dans une étroiture, et ne sentant rien sous ses pieds, appelle à l’aide. Ni une ni deux, Seb sort la corde d’intervention (qui on le rappelle, avait changé plusieurs fois de longueur, de kit, de mousquetons, etc), l’accroche par le nœud, et constate que celui-ci n’est plus qu’un brin libre. Ah ces initiateurs qui font des nœuds sans les serrer et en ne laissant pas assez de brin derrière si bien qu’ils se défont ! Plus de peur que de mal, entretemps Audrey a retrouvé terre 10cm plus bas et la descente continue. Comme annoncé par Monsieur Spinler, notre équipe est rejointe par un autre club qui connaît la traversée et leur fera une petite une visite guidée. A noter qu’il y a pas mal d’eau dans le réseau et que Cath se sacrifiera pour sonder la profondeur un gour. Ils ressortent en contrebas de la cathédrale et profitent du son et lumière.

Mention spéciale à Christophe, notre héros du week-end, qui en une seule sortie a battu sa profondeur et son TPST !

18h, comme convenu, Yves reste attendre l’autre équipe, tandis que Pylou, Cécile et Mathilde rentrent en direction du gîte pour préparer le repas et car il faut encore acheter de l’eau minérale pour le MOJITOOOOO ! Après 10min, Yves nous rappelle et nous faisons demi-tour.

Pylou, qui est redescendu sur le chemin pierreux, remonte en voiture l’équipe de Despeysse, encore habillés et assis sur une bâche pour protéger les sièges. Il redépose Cath, Franck, Seb et Cécile à Despeysse pour déséquiper, avant de retourner chercher les autres restés sur le parking. Yves et Christophe improvisent un défilé.

Seb est pressenti pour déséquiper le fond. Notre poney part au galop (20min chrono pour atteindre le fond) et commence à déséquiper. Cath le relaie et Cécile finit.

Nous rentrons au Césame vers 22h… encore trop tard pour le MOJITOOOOO, mais avec un tian préparé par Pylou, des saucisses et un crumble pommes-kiwis. Pefe et Axel nous rejoignent pour le week-end, Julien a déclaré forfait.

Samedi 11 Mai : Aven de la Buse
Nous arrivons sur place vers 9h45 ?, juste avant un groupe de Suisse-Allemands faisant partie du rassemblement du CAF. Nous avons eu de la chance d’être les premiers. Sur le parking, Christophe nous montre son coude qui a un bel œuf (épanchement ?). Pefe part à l’équipement suivi de Mathilde, Cécile, Franck et Audrey, l’autre partie du groupe nous rejoignant en décalé. Arrivés au pied du P40, Mathilde équipe la vire pour aller à la salle du chat. Audrey en profite pour aller dans le réseau sup, heureusement rejointe par Pefe car personne n’est finalement trop motivé. L’équipement de la vire est un peu exposé car boueux, plein de remplissage instable et mieux vaut ne pas regarder sur quoi repose l’un des amarrages naturels en fixe. En l’absence d’amarrages clairs, Cécile finit d’équiper le dernier pas. On s’en met enfin plein les yeux avec le gour suspendu, les stalagmites translucides, et bien sûr le chat !

Seb, Cath, Christophe et  Pylou (certaines mauvaises langues diront « les vieux ») commencent à remonter. Au retour, l’étroiture en baïonnette se passe mieux, mais donne quand même lieu à un moment d’anthologie sonore. Pefe accepte de déséquiper la vire, et Mathilde prendra la suite à partir de l’étroiture en baïonnette. Quand Cécile et Mathilde ressortent à 20h05, Pylou les attend à la voiture, pendant que Seb est allé à Bourg-St-Andéol rendre les clés. Les autres sont rentrés préparer la salade de riz et surtout le MOJITOOOO ! Si j’insiste sur les repas, c’est qu’on a vraiment bien mangé.

Le coude de Christophe s’est percé pendant la sortie, en formant une belle entaille et libérant de la lymphe.

Dimanche 13 Mai : Grotte de Chasserou
Nous le pressentions déjà, mais notre plan de faire la traversée Cordier-Foussoubie est définitivement tombé à l’eau. D’une part, parce que ça ne passe pas (info donnée par une seconde équipe de Suisses-Allemands), ensuite parce que les météos sont unanimes avec vigilance orange pluie-neige en Ardèche ! Qui a dit qu’il faisait beau en Ardèche ? (il paraît qu’en Lozère, c’était pire, avec 40cm de neige en hauteur). Seb qui a toujours un trou d’avance et a continué à chercher des contacts pour aller au GAFF, mais sans résultat, nous propose de retourner à la grotte de Chasserou. Nous engageons la montée sous la pluie. Quand nous arrivons en haut, nous découvrons 2 familles qui ont dormi sous terre. Seb et Pylou nous montrent le passage pour aller voir la vache et la Vénus. Un des jeunes garçons, aura même le courage et la curiosité de se faufiler dans l’étroiture pour aller voir.

Puis nous enchaînons sur le puits et le crâne d’ours (+ quelques vertèbres, fémur et peut-être bassin) pris dans le plancher stalagmitique. C’est écœurant de voir les traces de disqueuse. Il paraît que lors de la découverte, il y avait près de 40 crânes… Petit tour dans le salle du bas, avec un passage fléché serpentant entre les énormes concrétions, puis on ressort car Franck a un impératif horaire. Nous redescendons sous une plus lourde et froide (7°C en extérieur). Sur le chemin, l’eau dans la flaque est montée.

A notre retour au gîte, Cath et Christophe, qui étaient restés au gîte, n’ont pas chômé : ils ont lavé le matos restant, commencé à ranger et nettoyer le gîte ! La douche, puis le repas ponctué par une compote chaude préparée par Christophe font du bien.

Nous quittons le gîte vers 15h avec une arrivée échelonnée… jusqu’à 21h30 pour la voiture de Pylou qui a fait du 3km/heure (à l’arrêt pendant plus d’une heure en raison des bouchons et accidents). Les copains nous ont quand même attendus et ont lavé tout le matos en attendant.

Un très chouette week-end et un grand merci à Seb pour l’organisation !

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