Trou Lisse, Trou Pinambour et Gouffre à Maule – 27 et 28-06-2020

Samedi : Tous au Trou Lisse !
C’est Mélissa qui est chargé de rédiger le CR de cette sortie, vu le nombre de blagues qu’elle a fait durant le WE 🙂

Dimanche : un équipe part en rando. Franck vous racontera tout ça un jour inch’allah !

Dimanche 28 juin – Traversée Trou Pi Trou Pi (en version rappelable)
CR d’Audrey
Participants : Julien, Seb, Audrey

Pas gagné, le maintien de cette traversée… Lorsque je rejoins le groupe le samedi soir au camp, avec le plein de motivation (reprise de la spéléo après une grande période d’arrêt), je constate que ce n’est pas le cas du reste de l’équipe. Après une sortie au Trou Lisse le samedi, une bonne partie s’oriente vers de la rando pour le dimanche, Julien et Seb se tâtent encore mais assez mollement, et Kévin est engagé sur la sortie biospél au Gouffre à Maule avec les Lips. Décision sera prise le dimanche matin.

Après une belle soirée au coin du feu, qui se termine un peu tard en dégustation de rhums arrangés, les chances semblent de plus en plus faibles, mais je garde quand même espoir…

Dimanche matin, réveil de Séb en dernier vers 9h, après Julien, que se passe-t-il ? Heureusement, après une bonne ration de café et mes sollicitations, les 2 compères semblent finalement se remotiver pour m’accompagner sous terre dans cette belle traversée qu’on m’a vendue comme tranquille, propre et sèche. Je troque donc bottes et chaussons néoprènes pour Bestard et chaussettes, ce sera plus confortable pour la marche d’approche.

Avec mes 2 chevaliers servants (2 initiateurs rien que pour moi, je vais donc jouer la touriste), nous attaquons la longue montée vers 11h10, avec une chaleur accablante. A ce moment de la journée, je crois encore (naïvement?) que je serai de retour au parking vers 17h, pour pouvoir rentrer dare-dare sur La Ravoire faire mon devoir citoyen avant la fermeture du bureau de vote à 18h. On m’a vendu une traversée de 3h, et puis cette montée n’est pas si longue, non ? C’est compter sans cette chaleur, le manque de condition physique pour moi et l’abus de merguez (?) pour mes 2 compères. Vers 13h nous sommes devant l’entrée du Métro (SCV31), où nous retrouvons l’équipe bio-spéléo prête à rentrer explorer ce qu’ils pensent être le Gouffre à Maule. Nous rions de leur méprise et les réorientons vers la bonne entrée située à quelques dizaines de mètres, avant de repartir en direction de l’entrée sup du Trou Pinambour (SCV25), que je connais déjà pour avoir fait la Traversée Gouffre à Maule – Trou Pi Sup 3 ans auparavant lors du camp du 14 juillet.

Le temps de manger un morceau (et pour Julien d’aller pointer au GPS l’entrée du SCV26), il est 14h lorsque la fine équipe s’engage sous terre. Je sais alors que je peux faire une croix sur les élections, je compte sur Kévin pour rentrer avant moi.

La descente des puits se déroule sans problème, c’est effectivement propre et sec, et mes 2 camarades rivalisent d’idées et d’inventivité à l’équipement, certes pas très FFS ni FFC (il semblerait que l’équipement des traversées en rappelable ne soit pas abordé à l’initiateur), mais « c’est propre » et « le bricolage, ça ne s’improvise pas », comme le répète Julien. Et je serais bien mal venue pour juger de l’efficacité des dits bricolages, je rappelle que je suis là en touriste. En synthèse cependant, 3 cordes de 30 m, au lieu des 2 cordes de 74 et 23 m que nous avions, + des SAR pour relier les points, auraient facilité la progression et fait gagner du temps.

Nous passons devant l’embranchement du Gouffre à Maule et croisons de nombreux puits qui donnent envie d’exploration. En bas des puits, nous rejoignons un très joli méandre… les pieds bien enfoncés jusqu’aux chevilles dans une boue liquide et bien collante.

Audrey : « Heu, Julien, tu ne m’avais pas dit que c’était sec ? »
Julien : « Ah oui, et bien j’ai eu un trou mémoriel… »
Audrey : « Et pourtant j’avais demandé… bon ça y est j’ai les pieds trempés ! »

Le long de la progression, nous croisons de nombreuses petites galeries transversales, le trajet est bien matérialisé par des bouts de rubalise.

Les pets sonores et malodorants d’un de mes 2 comparses (je laisserais ici planer le doute sur l’auteur des ces bas faits, mais sachez qu’il ne s’agit pourtant pas de celui portant un surnom animal) rythment la progression tout en mettant à l’épreuve nos capacités respiratoires (décidément, toujours les merguez ?).

Capacités respiratoires qui me seraient bien utiles pour la remontée et les étroitures où mon manque de condition physique et mon « gros baudrier » me font fort justement souffrir pour me rappeler que la spéléo, comme beaucoup d’autres sports, c’est dur quand on reprend après une longue période d’inactivité, surtout quand on traîne un kit. Heureusement, un bon courant d’air souffle ici dans le bon sens pour dégager les effluves toxiques vers l’extérieur.

Nouveau coup de chaud à la sortie à 18h en retrouvant la température extérieure. Même notre poney préféré s’exclame alors « L’eau c’est la vie, c’est même meilleur qu’une bière ».

Le temps pour Julien de repointer les coordonnées GPS, pour Seb de se changer avec les affaires sèches montées et laissées à l’oratoire, et pour moi de cueillir quelques jeunes pousses d’épicéas, et nous redescendons gaiement sous un temps certes lourd (l’orage était prévu pour 17h) mais qui sera clément jusqu’à notre retour à la grange. Retour at home à 19h30.

En conclusion, une sortie joyeuse où je fus bien entourée, merci messieurs ! Je suis ravie d’avoir pu réaliser cette traversée que j’attendais de faire depuis que nous avions redégagé l’entrée inf en 2017.

Et en conclusion bis, va falloir que je me remettre sérieusement en forme (et non en formes) avant la Pierre St Martin cet été !!

TPST : 4h.

Dimanche 28 Juin – Collecte Biospel au Gouffre à Maule (SCV61A)
CR de Kévin
Participants : Josiane et Bernard Lips, Eric Sibert, Kévin Soncourt

Sur une proposition de Josiane en cours de semaine, une petite collecte dans le vallon des Eparres s’organise pour ce week-end. Ne voulant pas laisser tout seuls mes compères samedi dans le Trou Lisse, j’y emporte mes flacons, pince et pinceau pour y prélever les bestioles rencontrées (beaucoup de moustiques et de mouches, quelques papillons, des tricoptères en veux-tu en voilà, quelques araignées, une poignée de collemboles, trois mille-pattes et trois cadavres plus ou moins anciens de chauve-souris).

Le lendemain, c’est accompagné de Josiane, Bernard et Eric que j’entame la marche d’approche en direction du Gouffre à Maule, nous avons beau avoir décollé de la grange vers 10h, il fait un peu lourd en ce dimanche matin, et les fronts sont vite perlés de sueur.

Une fois arrivés dans l’alpage, je mets en marche la machine à remonter dans les souvenirs, mais les informations sont lacunaires et je n’arrive pas à localiser correctement le trou cherché. J’arrive enfin devant une ouverture qui semble me parler. Il est temps de casser la croûte, ce sera ça de moins à emporter sous terre.

Après nos libations, nous commençons à nous préparer quand des voix se font entendre. Je reconnais aisément celles d’Audrey et de Julien. Ce dernier n’est pas peu étonné d’une part de nous voir encore dehors à cette heure (très) avancée de la matinée (confinant à l’après midi avancée), et prêts à nous engager dans le trou du Métro (SCV31) d’autre part… Il me file un coup de main pour localiser la bonne entrée, le temps que Josiane mette son nez dans le Métro pour récolter quelques bestioles. Bernard ira aussi faire une intégrale (ce qu’il avoue ne pas avoir fait depuis longtemps, surtout en aussi peu de temps).

Deuxième départ, celui-ci est le bon (merci Julien !) nous rentrons petit à petit dans le Gouffre à Maule, Bernard et Eric devant pour aller faire de la photo, Josiane et moi derrière à fouiller les recoins, les plafonds et les pommes de pin. Le caractère humide du trou ne laisse pas beaucoup de place aux bébêtes.

Nous retrouvons les photographes à la salle des boiseries, nous n’avons pas pris assez d’amarrages pour pousser plus loin (même si nous avions prévu à l’origine d’aller jusqu’à la jonction avec le Trou Pi).

Nous passons tour à tour sous les feux des flash, puis c’est l’heure d’entamer la sortie, qui sera nettement plus rapide que la descente (quand on ne passe pas 1/4 d’heure par m², forcément…).

Au final, ce trou, comme beaucoup d’autres du vallon, paraît n’être que peu hospitalier pour la faune troglobie/phile/xène. Il y a, aux dire de Josiane, assez peu d’espèces présentes en comparaison avec d’autres cavités de Chartreuse à la même altitude.

Je ressors finalement à temps pour cavaler sur le sentier de retour, sans avoir pris le temps de me changer, en laissant tout ébahis les quelques randonneurs qui s’attardent à la descente.

Devoir citoyen effectué, je me replonge dans mes affaires pour un nettoyage bien mérité dans la Leysse.

Les restes de chiroptères vont partir chez Christian Dodelin pour identification, Josiane se chargera du tri et de la première identification des autres bestioles (qui seront ensuite envoyées aux spécialistes pour plus de précisions). Il semblerait d’ores et déjà que nous ayons récolté une araignée aveugle, chose assez rare pour être soulignée.

TPST : 3h (à la louche)

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