Chemin Neuf – 07-10-2026

Participants : Benoit, Gilles, Salomé

Depuis quelques temps déjà, nous souhaitions avec Benoit refaire une sortie pour travailler l’équipement. Voilà qui tombe bien, la grotte de Chemin Neuf a besoin d’être équipée en vue du tournage des Histoires Grottesques ce week-end ! Nous sommes tous les deux disponibles ce mercredi, après un appel à volontaires sur le Blabla, Gilles se joint également à nous.

Les instructions de Jack notre réalisateur en chef sont spécifiques : équiper en double les deux puits, en simple les plans inclinés, et faire un repérage des possibles lieux de tournage avec quelques photos. De notre côté, nous souhaitons également visiter le puits des lames qui paraît-il vaut le détour, et qui permettra à Gilles de se refaire la main sur le déséquipement. On se répartir les rôles et les kits : je passe devant en n’équipant que les puits, de façon à prendre de l’avance pour équiper également le fond. Benoit suivra en doublant les puits et en rajoutant les mains courantes nécessaires dans les plans inclinés. Gilles sera l’élément mobile de l’équipe selon les besoins et ses envies. Tout est fin prêt, voici notre petite équipe sur le départ, sous une pluie gentillette mais ininterrompue qui donne hâte d’être sous terre.

11h : Entrée dans la cavité, facile à trouver en bordure du Chemin Neuf éponyme. Je pose rapidement la main courante rive gauche, un peu moins rapidement la tête de puits puisqu’il me faut réfléchir à l’utilisation judicieuse des points pour laisser la possibilité à Benoit de placer confortablement un deuxième montage. On enchaîne sur le plan incliné, véritable escalier en moins pratique, comme ça ça se fait bien mais avec tout le matos du tournage, la main courante sera sans doute bienvenue. Arrivée en haut du deuxième plan incliné, petite incertitude : Benoit m’a dit que je n’avais dans mon kit « que de quoi équiper les puits », mais je me vois mal descendre ce toboggan sans assurage au risque de glisser droit dans ledit puits… un aller-retour au puits d’entrée plus tard, c’est confirmé, j’ai de quoi équiper aussi le toboggan sans attendre mon comparse. J’en profite pour subtiliser en douce le kit du fond et son porteur (Gilles).

Autant l’équipement du toboggan se fait sans problème, autant l’équipement du puits qui suit est plus acrobatique, le sol étant plus que glissant (lisse + glaiseux = patinoire) et les points étant juuuuste hors de portée. Après maintes contorsions, bidouillages et rebidouillages, on y arrive ! L’ajustement de la dev nécessitera lui aussi quelques essais – erreurs, mais je finis par produire quelque chose qui me satisfait et je propose à Gilles de me rejoindre. Ici, hésitation : nous sommes entrés depuis plus de 2h, ça fait donc bien 1h30 que Benoit est abandonné en haut, et malgré ma lenteur sur le dernier puits, on ne le voit pas arriver et on ne l’entend pas non plus. Histoire de rester un minimum groupés, on convient d’attendre ensemble de rétablir le contact auditif avant que je ne prenne le chemin du puits des lames. Après une quarantaine de minutes, un doux bruit de quincaillerie me permet d’abandonner Gilles et d’avancer vers le fond.


Il me faudra un certain temps avant de comprendre par où contourner le toboggan, et c’est en me retournant à la faveur d’un nouvel épisode de « attends c’était facile à descendre, mais ça va être facile à remonter ça ?? » que je trouve presque accidentellement la petite entrée du puits des lames. C’est donc parti pour un ode aux sangles, aux dyneemas, et aux réglages millimétrés : cette partie du réseau aurait tout aussi bien pu s’appeler « descente du casse-tête ». J’avance à l’allure d’un escargot neurasthénique, les garçons me rejoignent d’ailleurs très vite, mais bon sang que c’est rigolo et intéressant à équiper. Et joli en plus ! Un pur plaisir. Comme le temps passe vite quand on s’amuse, il est 16h quand toute l’équipe touche le fond de la cavité (enfin, presque le fond puisque personne n’a eu envie de ramper dans les flaques pour atteindre la mini-salle finale). Oups, on va être en retard… Je remonte faire les photos commandées par Jack pendant que Benoit accompagne Gilles au déséquipement. Ouf, la galerie fossile (qui paradoxalement est la plus humide de la cavité) promet effectivement des zones adaptées aux scènes prévues.

Quand j’atteins la base du second puits, les garçons ne sont pas encore là : de peur qu’ils me croient encore en reportage photo lors de leur passage, je n’ose pas continuer la remontée et je les attends une vingtaine de minutes en bas des puits. Dès que je les entends, j’attaque la remontée de la ligne de Benoit : j’anticipe d’avoir quelques modifications à faire car celui-ci m’a promis « quelques montages ésotériques, j’ai bricolé des petites surprises, je pense que tu vas m’insulter ». Lorsqu’ils arrivent au bas du puits, je viens effectivement de finir de modifier sa tête de puits en un truc plus lisible et moins acrobatique ; Benoit remonte sur cette version 2.0 tandis que Gilles valide la praticabilité de ma ligne à la montée. On passe ensuite un petit moment à débidouiller et rebidouiller nos équipements sur le toboggan pour redistribuer les ancrages en évitant que les deux lignes ne se croisent de trop ; dès que le chantier commence à être en ordre, je file vers la sortie pour prévenir notre sonnette car nous accusons au final 1h30 de retard sur l’horaire. Je prends tout de même le temps d’ajuster quelques réglages et de repérer des modifications possibles selon les besoins du jour J ; Gilles et Benoit me rejoignent une demi-heure plus tard, on rebricole une des têtes du puits d’entrée qui est un peu sportive à la montée, et on met le cap sur la voiture dans la nuit tombante, à l’horaire idéal pour croiser les salamandres du coin (sans doute ravies de la météo).


TPST : environ 7h30

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