Traversée Dent de Crolles (Glaz-Chevalier) – 09-11-2014

Participants :
Kévin, Julien, Steph, Julien dit « Junior », Pierre-Yves.

Nous avions envisagé au départ un gros WE de 4 jours, avec au menu spéléo, rando, explo… Mais la foule ne s’est pas déplacée et nous avons donc opté pour une seule (belle) journée de spéléo.

Après un petit déjeuner digne de ceux servi dans un grand palace, Kévin et moi-même (Pierre-Yves) sommes rejoints par Steph et Julien à Meylan.
Nous montons tous les quatre au parking, au pied de la dent de Crolles, où nous retrouvons Junior.
Déballage du matériel, équipement de chacun et préparation des kits.

L’ascension démarre. Après quarante minutes, où je l’avoue je prends mon premier coup de chaud, nous arrivons à l’entrée du trou de Glaz. Un saupoudrage de neige persiste après les chutes de la semaines précédentes.

La montée du Pré qui Tue, portant bien son nom !

La montée du Pré qui Tue, portant bien son nom !

Quinze minutes plus tard nous démarrons ce qui sera une inoubliable excursion… surtout pour ma vielle carcasse. Il est 11h.

Et c’est reparti, au pas de charge (deuxième coup de chaud) jusqu’au premier puits. Là s’enchainent diaclases, puits, mains courantes et quelques vires. C’est légèrement humide et ça glisse.

Equipement en main courant rappelable dans le Puits de la Lanterne

Equipement en main courant rappelable dans le Puits de la Lanterne

Une heure et demi plus tard de cette course effrénée, sans doute trop émue par ce grand moment que je suis entrain de vivre, je perds mon casque (dans un moment et lieu bien choisis), qui fait une chute dans un puits de plus de cinquante mètres. A chaque rebond et bruit fracassant, je lâche un « Et m…. !».
N’écoutant que son courage le Grand Steph, aidé de Julien et Kévin, organise le sauvetage d’un casque avec sa Scurion. Vingt minutes plus tard l’opération est une réussite. Le casque est fracassé, l’accu a pris un coup. Mais la Scurion, après reconnexion des branchements, fonctionne !!

C’est reparti, question de se réchauffer un peu.

Une pause casse-croute avant le puits Fernand s’impose. Saucisson et fromage font du bien et Julien nous prépare un café chaud (cerise sur le gâteau).

On repart. Puits Fernand (où Kévin et Julien passent 10 minutes à rappeler la corde), diaclase Annette, puis le fameux méandre Chevalier. On continue avec le puits Maurice, impressionnant avec ces 50m de haut et son sac de noeud en bas !

Là nous arrivons au deuxième gag de la journée.
Steph : Allez les filles, on se secoue la nouille
Julien équipe le puits de l’Oubliette (P30).
Steph: Je passe devant et j’équipe la suite
Kévin : Ok je ferme, tiens prends mon kit(perso)
Steph : Et c’est parti !

Et oui c’est bien parti, mais seulement le kit !! Vingt cinq mètres plus bas !

Kévin : Mon portable, m….e !

Il s’est avéré que ce téléphone (dont nous ne citerons pas la marque (nous pouvons seulement dire que son nom commence par No et fini par Kia)) a résisté au test de choc en milieu spéléo. A l’inverse du bidon étanche, qui lui, a perdu un litre de volume…

A cet instant, je ne sentais beaucoup mieux, je n’étais plus le seul blaireau de la journée.
Bon allez j’arrête de balancer, nous avons continué dans la bonne humeur et la fraternité. Junior a eu pitié de moi et m’a soulagé du kit nourriture.

Après un dernier puits, nous débouchons dans la grande (et longue) galerie Chevalier. Cette remontée a fini de me ruiner.
Je retrouve mes quatre acolytes à la sortie : grotte Chevalier. Oh! Il fait encore jour ! Et oui ! il n’était que 16h40.

Nous repartons pour la descente sous un fin crachin (dernier coup de chaud).
Steph : Au fait , t’as quel age Pierre-Yves
Pierre-Yves: Là ,bien plus que d’habitude

A ce moment Kévin nous organise une course direct tout droit dans la prairie humide mais sur le derrière, question de nettoyer les combinaisons. Trente cinq minutes plus bas j’arrive définitivement en vrac.

Le temps de se déséquiper et Julien nous sert une fabuleuse tarte à la courge. Steph s’en grille une petite avant de repartir, je m’écroule dans la voiture.

MERCI les gars, je suis pas prêts de l’oublier, et à bientôt autour d’une bonne bouteille.

Pierre-Yves

TPST : 5h40, on a bien couru.

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